Google ne veut rien oublier !

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Singes de la Sagesse revisités (Leo Reynolds)
(source/copyright photo)

Ratifié par la Cour de justice de l’Union européenne il y a un peu plus d’un an, le droit à l’oubli numérique – c’est à dire le droit pour chaque individu de faire supprimer des moteurs de recherche (Google, Yahoo, Bing…) les liens vers des pages comportant des informations personnelles pouvant porter préjudice – est de nouveau au cœur de l’actualité.

Si à l’époque Google (>90% du trafic national) a joué le jeu et accepté ce droit à l’oubli, en permettant à chaque internaute de demander une suppression de certaines pages via son formulaire, https://support.google.com/legal/contact/lr_eudpa?product=websearch# tout n’est pas oublié pour autant…

Tout d’abord, même si officiellement toute personne peut demander à effacer un ou plusieurs résultats apparaissant sous une requête à partir de son nom, Google refuse entre 40 et 70% des demandes au nom de l’information (comme le font les sites de presse pour leurs articles) En outre, si un internaute européen obtient la suppression des dites pages pour tous les Google présents en Europe (Google.fr, .es, .UK…) celles-ci sont toujours visibles sur Google.com.

Aujourd’hui les choses semblent évoluer. D’une part la CNIL (Commission Nationale de l’Informatique et des Libertés) demande à Google de supprimer les pages de résultat également sur Google.com via une mise en demeure  (12 juin) approuvée par la Cour de justice de Paris. D’autre par, le nouveau règlement européen impose à Google de démontrer que le maintien de l’information est justifié. Dans le cas contraire, la page devra être supprimée. Cette nouvelle disposition concerne également les sites de presse.

A suivre donc…

En savoir + :
www.latribune.fr
www.courrierinternational.com

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